Iceberg

Cinéma d’animation au festival Premiers Plans

Jeudi 26 janvier l’Iceberg s’est rendu aux 400 coups pour une projection de courts métrages d’animation à l’occasion du festival Premiers Plans.

Ce sont 9 courts-métrages d’auteurs issus de divers pays du monde qui ont été diffusés au cours de cette séance. Tous ont été réalisés suite à une résidence d’écriture à l’Abbaye de Fontevraud, coproduite par la NEF animation et Fontevraud, qui accueille chaque année une dizaine d’auteurs d’animations pour leur permettre de développer leurs projets.

Amer Albarzawi, artiste syrien, nous parle de son travail

La projection s’ouvre avec deux courts-métrages en stop motion réalisés par un invité spécial : Amer Albarzawi. Ce jeune réalisateur syrien a beaucoup fait parler de lui en France avec son court métrage Fade to black, un film d’une minute en stop motion ou il dépeint la rapidité avec laquelle la vie des habitants de Raqqa, sa ville d’origine, a basculé avec l’invasion de Daesh. L’artiste était présent lors de la projection et a témoigné de la nécessité pour les artistes syriens de continuer à produire de l’art. Le réalisateur a également présenté un second court métrage, intitulé Yaman, racontant avec une certaine poésie les désillusions d’un enfant syrien qui se rêve inventeur.

Une sélection éclectique

La sélection est variée. Réalisés par des artistes de diverses nationalités, les courts-métrages d’animations sont tantôt une ode à la nature et à la contemplation (Nina – Maria Körkel et Emmanuel Elliah, The wild boar – Bella Szederkényi), tantôt un voyage étrange et psychédélique (Impossible figures and other stories II – Marta Pajek), le tout dans des styles graphiques forts. On y trouve aussi un portait nostalgique (Mamie – Janice Nadeau) et des histoires d’amitiés improbables et attendrissantes (Vieil Ours – Chen Chen, Toile d’araignées – Natalia Chernysheva).

Coup de cœur : Vaysha L’aveugle – Theodore Ushev

La séance se ferme sur un court métrage d’animation poignant. Le film raconte la vie d’une jeune fille nommée Vaysha, née avec un don particulier. De son œil gauche Vaysha ne voit que le passé, et de son œil droit l’avenir. La jeune femme est tiraillée entre ces deux visions irréconciliables, pour elle le présent n’existe pas. A la fin de l’histoire, la narratrice nous interpelle directement, nous demandant si nous aussi nous ne verrions pas le monde avec les yeux de Vaysha l’aveugle. Un court métrage qui laisse sans voix.

Pour visionner Vaysha l’aveugle

La sélection Premiers Plans

Par Lison Richoux

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